sagesse

 “Si tu parviens à ne point juger sept jours durant ton âme est sauvée.” Sédir, Le Royaume de Dieu. 

La quête de Sédir parait difficile. Elle est cependant la clé qui ouvre les portes de la vérité, de la paix et de la sagesse. Si vous parvenez à ne plus juger c’est un exploit formidable car le jugement engendre division et disharmonie.

Le jugement est une cause première de l’effondrement de l’humanité. Certes il est difficile de rester neutre dans certaines situations de la vie. Celles-ci vous invitent le plus souvent à prendre une position pour un parti faute de quoi vous vous retrouvez inéluctablement dans des situations conflictuelles.

Tout en préservant vos opinions il est utile pour l’évolution de votre âme d’apprendre à créer dans votre vie un espace dans lequel vous restez ouvert et compréhensif aux idéologies d’autrui. Il arrive fréquemment au bureau, en société et même en famille que le terrain d’une discussion devienne une arène de combat où ce qui importe n’est pas le partage des idées mais la prise du pouvoir.

Vous avez certainement vécu cette situation où un individu objecte systématiquement les moindres de vos idées sans penser qu’une seule pourrait lui être utile. La beauté de l’existence réside dans sa diversité. Quand vous considérez toute vie comme étant un prolongement de vous-même, comme étant un univers formidable rempli de richesse et de beauté, vous développez l’intelligence du cœur, l’esprit d’ouverture, la curiosité et le non jugement.

Si vous vous positionnez dans les meilleures conditions pour accepter le point de vue des autres vous découvrez avec ravissement et surprise la beauté qui réside dans toute âme. Vivre dans un univers riche peuplé d’âmes hautes en couleurs et en émotions est le sentiment le plus beau. Votre vie sur terre devient ainsi une aire de jeu et de partage avec ses frères et sœurs humains et non une plus une arène de combats ou l’évolution se déroule avec âpreté .

La vie est un univers multidimensionnel illimité qui procure félicité et joie de vivre. Notre univers est conçu pour cela et fonctionne ainsi si nous l’utilisons correctement. Faites une pause pour délicatement recevoir la vibration de toutes les formes de vie. Cette vibration émane du centre du cœur. Toute vie mérite la gratification du respect et de la liberté d’expression de ses valeurs. Ce qui vous diffère des autres humains ne doit pas susciter d’inquiétudes. Ces différences s’harmonisent quand elles sont acceptées et comprises. Elles ne constituent plus alors la moindre menace ni la moindre cause d’anxiété si bien que vous économisez une énergie vitale considérable que vous pouvez exprimer dans votre créativité.

Lorsque vous êtes serein, vous ne perdez plus de temps à réfléchir ou concevoir des systèmes de défenses contre vos ‘ennemis’. Inversement, quand votre attitude change les autres changent. Vous êtes perçu comme étant une personne juste et pacifique et les barrières disparaissent. Vous êtes immédiatement accepté par votre entourage qui se révèle sous son meilleur jour si bien que vous parvenez à exprimer vos idées avec bien plus d’éclat et de persuasion. Le bon sens développe l’éveil et la compréhension du monde, c’est le discernement. Le discernement permet de faire les bons choix. Ces dispositions intérieures s’inscrivent de plus en plus profondément dans votre être et votre vie coule de source. Cette disposition d’esprit vous permet de vous détacher de votre propre Soi et de vous occuper des autres. Vous êtes en parfaite quiétude pour accomplir vos tâches quotidiennes et ainsi bâtir une vie saine et solide.

Vous vous épanouissez et vous trouvez le temps pour vivre et partager avec les êtres qui vous concernent les merveilleux trésors que la vie recèle. Bien entendu cette disposition d’esprit ne doit pas annihiler votre force et votre caractère, ni votre capacité d’agir avec fermeté si une situation particulière l’exige. Ces réflexions nous rappellent le Bouddhisme. Son principe invite à la tolérance et au respect à l’égard de toute forme de vie sans aucune distinction.

Samsara est le titre d’un film tibétain. Un moine sort d’une méditation profonde de trois ans trois mois et trois jours. Il est destiné à de hautes responsabilités au sein de sa communauté, certainement devenir la plus grande autorité. Chaque année une procession de moines parcours la vallée pour célébrer la fête des récoltes. Une nuit alors qu’il revient d’une promenade au clair de lune, sur le pas de la porte d’une petite maison de paysan, à la lueur d’une bougie il croise une paysanne qui d’un simple regard réveilla ses désirs d’hommes et pénétra au plus profond de son âme. Il cherchera dès lors sa voie et devra faire les bons choix. Consacrer sa vie dans la continuation de sa quête vers l’absolu et l’universalité ou assouvir ses désirs personnels et construire une vie de simple homme avec sa bien-aimée. Son Maître tentera de le raisonner mais en vain car le moine lui rappellera que bouddha lui-même enseigna qu’il convenait de vivre une chose pleinement afin de pouvoir définitivement s’en détacher.

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