La Science de l’Être et le Miracle de la Vie
CHAPITRE I
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Le commencement

Comment cette histoire a-t-elle commencé ? J’ouvre une fenêtre sur le passé. J’ai huit ans. Mon enfance est remplie de jolis souvenirs. Pourquoi les rêves ne se réalisent-ils pas toujours ? Peut-être parce qu’un matin, en nous réveillant, nous sommes devenus grands…
Mes souvenirs reviennent. Quel est le plus lointain dont j’ai conservé des images ?
Je revois un train rempli d’enfants, au départ d’une gare parisienne. Je suis assis sur une large banquette. Mes pieds ne touchent pas le sol. Autour de moi, de nombreux enfants pleurent à chaudes larmes. À travers la vitre, je distingue mes parents sur le quai. Je colle mon front à la fenêtre pour mieux les regarder, tant je les aime. Mon père enlace ma mère comme pour la réconforter. Elle pleure aussi. Mais pourquoi ? Que se passe-t-il ? Pourquoi tant de tristesse autour de moi alors que les vacances commencent ?
Nos parents nous ont envoyés passer deux mois entiers en colonie. Je suis heureux quand arrive l’été ! J’aime rencontrer de nouveaux copains et vivre de nouvelles aventures. Nous allons découvrir des activités passionnantes et, bien sûr, faire quelques bêtises. J’adore mes parents, mais je sais que je les retrouverai bientôt.
Le train démarre et, peu à peu, les larmes sèchent. Je m’assois à côté d’un petit garçon qui semble bouleversé.
— Bonjour, tu veux bien être mon copain ? lui demandé-je.
— Laisse-moi tranquille, je ne te parle pas !
— Ne t’inquiète pas, tu vas retrouver tes parents. Tu n’es pas content de partir en colonie ? C’est la première fois ?
Pas de réponse.
Je n’insiste pas et m’assieds en face de lui. Je reste silencieux, mais je l’observe discrètement. Lorsqu’il tourne les yeux vers moi, je lui adresse un large sourire.
Il doit se demander pourquoi je ne suis pas triste, moi aussi. Je sors de mon sac à dos des cartes aux jolies couleurs.
— Comment tu t’appelles ? me demande-t-il enfin.
Je bondis de mon siège et reviens m’asseoir à côté de lui.
— Didier. Et toi ?
— Moi, c’est Bruno.
Le contact est établi.
Depuis ce jour, j’ai compris combien la communication permet de créer des affinités et de tisser des liens avec les êtres qui nous entourent. Il est possible de faire beaucoup de bien par une simple attention, un peu de compréhension et de bienveillance. Peu de sentiments sont aussi douloureux que celui de ne pas être compris.
Je ne crois pas que les êtres humains naissent méchants. Lorsque je regarde un enfant, je vois d’abord un être qui a besoin d’amour, de confiance et d’une place dans le monde.
Je me souviens aussi de la première fois où la pensée de la mort m’a fait pleurer. Sa découverte m’avait causé un immense chagrin. Je pensais à mes parents et me disais qu’un jour, ils disparaîtraient pour toujours. Cette seule idée m’était insupportable.
Comment avais-je appris que la mort existait ? À travers les films à la télévision. Chaque fois qu’un personnage mourait, les grands disaient aux petits :
— Ne t’inquiète pas, ce n’est pas pour de vrai. Il est de l’autre côté de la bobine !
Alors, je me suis demandé s’il n’en allait pas de même dans la réalité. Peut-être que ce n’était pas tout à fait comme nous le pensions. Peut-être y avait-il, là aussi, quelque chose de l’autre côté…
C’est ainsi que je me posai ma première question existentielle. Elle allait m’entraîner dans l’aventure humaine la plus palpitante et la plus extraordinaire qui soit.
Rêves
Une nuit, alors que je dormais paisiblement, je fis un songe étrange. La Terre s’adressait aux humains :
« Je suis une terre d’évolution. Si vous venez à moi, je vous offrirai les bienfaits dont vous avez besoin. Auprès de moi, vous pourrez puiser la force et la stabilité des montagnes. Je recèle des milliers de trésors pour nourrir la vie et accompagner son épanouissement. Pour les accueillir, venez à moi le cœur libre, ouvert à la lumière, affranchi autant que possible du doute, du jugement et de la peur. Rendez-vous disponibles à ce que la vie peut vous offrir.
» Je suis une terre d’évolution, la terre de vos ancêtres. Tant d’âmes ont parcouru mes étendues. Je connais vos familles, leurs vies, leurs joies, leurs chagrins et leurs peines. Tant d’êtres sont venus dans mes forêts et devant mes mers chercher la paix lorsqu’ils étaient en guerre, l’amour lorsqu’ils étaient seuls, la force lorsqu’ils souffraient.
» J’ai contemplé tant de levers et de couchers de soleil depuis les premiers temps de la création. J’ai vu tant de merveilles naître de la grandeur de votre âme et de votre capacité d’aimer. Il faudrait plus d’une vie pour décrire toute la beauté qui peut résider dans un être humain.
» Mais j’ai aussi traversé vos guerres et accueilli en mon sein les corps de vos pères. L’être humain est une créature merveilleuse qui recherche l’absolu. Pourtant, cette quête peut le conduire à la destruction lorsqu’elle n’est pas accompagnée de sagesse. Son aspiration à l’infini l’égare parfois, car le chemin qu’il emprunte n’est pas toujours suffisamment éclairé.
» À vouloir atteindre trop vite de nouveaux horizons, il perd parfois le fil de son cheminement. Mais il possède aussi la capacité de se relever, d’apprendre et de retrouver sa voie. Il y a en vous un discernement et une force qui peuvent vous ramener vers l’essentiel.
» Vous commettez des erreurs, mais vous savez aussi les reconnaître lorsque vous dépassez vos vanités et acceptez de vous rassembler. Aujourd’hui, vous vous affrontez au nom de vos idéologies parce que vous n’avez pas encore pleinement compris que vous faites partie d’un tout indissociable. Demain, vous pourrez le comprendre et apprendre à agir en conséquence.
» Au fil de son histoire, l’être humain a su tirer parti de ses découvertes. Gardez confiance : l’avenir peut être lumineux. Ceux qui ne croient pas en Dieu ne sont pas, pour autant, dans l’erreur ; ceux qui croient en lui ne sont pas à l’abri de se tromper.
» Ce qui compte, quelles que soient les croyances et les aspirations de chacun, c’est la qualité, le son et la couleur du cœur. L’amour qui rayonne d’un cœur n’a besoin de rien d’autre pour être lui-même. Un cœur pur et sincère peut s’ouvrir si largement qu’il semble capable d’accueillir toutes les étoiles du ciel. Imaginez l’immensité qui vous habite au plus profond.
» La différence est à l’origine de la multiplicité du monde. Elle participe à sa beauté. Je porte des milliards de vies, chacune avec ses besoins, ses propriétés et ses rythmes. Toutes appartiennent à une même trame vivante.
» Vous êtes l’une de mes familles et, à ce titre, vous avez à retrouver votre unité. Là réside une clé. De l’unité naît l’harmonie qui libère vos forces, vous permet d’accomplir votre dessein et de retrouver votre juste place dans ma demeure.
» Là où la lumière a pénétré, l’obscurité n’est plus tout à fait la même. La vérité éclairera votre âme si vous osez vous ouvrir pleinement à la vie. Vous trouverez la paix en cherchant votre chemin de lumière.
» Ne craignez pas la densité de cette époque. La Terre évolue. Malgré le désordre et la souffrance, le bien demeure à l’œuvre. Il existe des causes que vous ne percevez pas encore, des liens dont le sens vous échappe. La vie ne vous condamne pas à la décadence.
» L’être humain a parfois affaibli son lien avec la création en négligeant les équilibres naturels et sa propre nature. Comme un enfant qui cherche sa place, il se révolte contre ce qu’il ne comprend pas encore. Mais il peut apprendre, renouer les liens et retrouver l’harmonie.
» La vie a un sens. Cherchez-le avec ardeur, sans oublier la douceur et la joie de vivre. Ayez foi en l’avenir de l’être humain et en sa capacité à faire grandir son humanité.
» Vous êtes capables de tant de beauté lorsque vous créez et lorsque vous aimez. Chacun porte en lui une clé ouvrant la porte d’un accomplissement plus profond.
» La mort n’est pas la fin. L’âme est éternelle. Les liens qui vous unissent aux êtres chers ne s’effacent pas avec leur départ. La réalité est si belle, si profonde, si vaste…
» L’éveil de la conscience dissipe peu à peu les illusions et l’ignorance. La beauté de la vie n’est pas un mythe inaccessible : elle est une réalité à découvrir et à faire grandir.
» Votre avenir peut resplendir de clarté et de pureté, mais il se prépare ici et maintenant. L’être humain participe à la construction de son devenir. Imaginez votre vie pleinement accomplie, lumineuse et riche de toutes ses couleurs… »
À suivre…