La vie des Maîtres

Le livre « La Vie des Maîtres » est un ouvrage peu commun. Les vérités qui l’illustrent ne peuvent pas s’inventer. Ce récit incroyable amène immanquablement la conscience du lecteur  à se poser des questions sur la vie. Ce livre transformera votre conception de l’humanité et votre vision du monde certainement. Il s’agit de l’histoire authentique de onze scientifiques athées effectuant un voyage initiatique fabuleux de l’Asie-Centrale à l’Extrême-Orient, au Tibet, au Népal et dans les Hauts-Plateaux Himalayens. Quelques uns d’entre eux vont découvrir Dieu et la Foi.

Ils vont rencontrer des êtres humains ayant atteint un degré d’évolution tel qu’il est difficilement concevable et même acceptable pour un esprit rationnel éduqué dans la société moderne. Les Maîtres sont des humains talentueux qui consacrent leurs vies à trouver et répandre des remèdes à la souffrance sur la terre. Ils ne jugent pas leur prochain, ils sont pourvus d’un réel don d’eux-mêmes. Ils sont soucieux du devenir de l’homme. Les Maîtres utilisent leurs pouvoirs dans le but de participer à l’évolution. Ils sont des porteurs de Lumière et des gardiens de la Paix. Ils protègent la terre. Ils constituent le gouvernement occulte de la planète. Aujourd’hui ils ont décider de sortir de l’ombre et de transmettre avec amour leurs connaissances et leur sagesse car l’humanité à atteint un degré très élevé d’aveuglement et d’ignorance. Sa survit est menacé. Malgré leur intelligence les êtres humains n’ont pas encore compris le sens profond de “la sélection naturelle des espèces”. Cette loi naturelle gouverne la vie depuis des centaines de millions d’années. L’homme est parvenu en moins d’un siècle à bousculer cet équilibre naturel.

Les Maîtres ont accepté de montrer aux scientifiques la largeur de leurs pouvoirs. Ils œuvrent discrètement, loin des regards et pourtant ils sont présents partout dans le monde. Ils contribuent à aider l’ouverture de la conscience des hommes sur des réalités qui vous dépassent mais, dont vous ne pouvez pas vous extraire. Ils vous observent depuis longtemps. Leurs niveaux d’intelligences est tel, qu’ils peuvent se connecter aisément à la source de tout ce qui vit, de toutes réalités et de toutes connaissances. Leurs pensées sont justes. Ce sont des médecins du ciel et de la terre. Des canaux qui n’ont de raison d’être que pour exprimer l’amour unique qu’ils irradient vers l’humanité.

La lecture de ce livre, d’un intérêt immense pour les chercheurs de vérités vous apportera bien plus qu’une simple réflexion. Elle contribuera à vous aider à orienter vos pensées d’un point de vue différent des réalités conventionnelles. Chacun sur terre a le droit de connaître la vérité. Ceux qui sont prêt à la recevoir avec un cœur sincère et ouvert, qui ont foi en l’homme et qui ont réussi à s’extraire de leur propre centre pour visiter celui des autres, reçoivent forcément un jour une réponse du Haut Lieu.

Le livre «la Vie des Maîtres » est comme une fleur que vous  trouvez un jour sur votre route. A son doux contact et à son parfum vous reprenez joyeusement la marche et vous trouvez enfin votre chemin.

De grands Maîtres à différentes  époques ont marqué l’histoire de l’humanité. Moïse fût l’un d’eux  ainsi que Jésus, Bouddha et bien d’autres. D’après les enseignements des Védas, les sages de l’inde, la destinée humaine est marquée par l’apparition d’âmes qui arrivent à point nommé pour aider l’humanité à franchir un cap.  Ces Maîtres sont des canaux puissamment dirigés vers le plan horizontal. Leur dessein s’établit pour s’opposer à l’autodestruction de l’espèce humaine dans ces moments ou l’ignorance et la cupidité  menacent le sort de l’humanité. La croix est un symbole qui va bien au-delà du sacrifice rendu par Jésus pour sauver les hommes. La croix nous révèle deux aspects ; le plan horizontal qui détermine la nature et la qualité des relations que nous entretenons avec nos semblables ; le plan vertical permet à l’homme debout sur terre  de communiquer avec son créateur et les forces célestes.

Jésus a été proclamé le fils de Dieu  parce que son amour a largement dépassé l’entendement et la compréhension humaine. Il s’est offert aux peuples de la terre  pour qu’ils parviennent à réaliser la Lumière éternelle en eux.Il a révélé au monde le  principe  d’une loi immuable d’amour et de  pardon applicable pour toutes les formes de vies sans aucune distinction.  Autant des êtres humains  sont inspirés par la destruction et déclenchent la terreur et le chaos sur terre,  d’autres  si simples  sont remplis d’un amour profond et d’une compassion inouïe pour la vie et la nature humaine. Ce paradoxe incroyable révèle la dualité qui réside chez les êtres humains à tous les degrés de leurs aspirations. Pourquoi des individus possèdent-ils la lumière en eux et d’autres les ténèbres ?

Il  existe  une réponse précise à cette question cruciale.  Ce qui est sûr et établi et ce qui compte, c’est ce qui reste à l’humanité comme sens des valeurs. Les idées sublimé par l’esprit connecté produisent des œuvres majeures qui s’inscrivent dans l’archétype collectif en lettre de feu cosmique. Elle sont éternelles  et  ne se consument pas.  Grâce aux œuvres colossales réalisées par les plus grands dans l’esprit profond de la recherche de la vérité et de l’amour, le règne du cœur persiste et se maintient sur terre.  Ce parfum du bien qui s’oppose au mal est un effluve du divin. Il ne peut pas s’évaporer. Les  êtres humains perpétuent ainsi la loi universelle de la régénération de leurs formes manifestées. Ces vertus majeures leurs permettent d’exister en toute plénitude d’âme et de perpétuer la continuité de l’espèce.

La vérité se manifeste chez tout individu recherchant les valeurs les plus hautes de l’existence. Elles se situent bien au-delà des frontières, des religions, des cultures et des systèmes de croyances.  Un jour l’homme pourra  revêtir l’emblème de  la forme de vie  la plus intelligente sur cette planète. Il  faut juste que ceux qui possèdent la sagesse la diffusent. C’est un des grands secrets de la vie.  Lorsque l’énergie d’amour sera suffisamment importante,  lorsque le jugement aura cessé, lorsque les hommes s’attèleront aux tâches essentielles qui leurs incombent alors le soleil illuminera enfin la terre d’un nouveau rayonnement.  Il s’agira d’une lumière si pure et si étincelante qu’elle empêchera à jamais les ténèbres de se maintenir…Le royaume de Dieu est en nous et non un mythe ou une utopie grotesque. Vous pourrez alors vivre la toute magnificence  et la toute-puissance de l’Age d’or qui à déjà débuté.

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EXTRAIT DE LA VIE DES MAÎTRES : 

1.1.    L’énergie vibratoire supérieure. – Le soleil central. – La naissance des planètes. – Apparition des hommes dans le système solaire

Après un court intervalle de repos, le Muni se leva tandis que les premiers rayons du soleil se montraient au-dessus du lointain horizon. Il dit : « Sont avec moi ceux qui  ont appris beaucoup de choses que le Père a en vue pour l’humanité et qui voient avec la compréhension de l’esprit. Le vaste monde est donc compris en entier dans leur vision. Ils voient ce que l’humanité ne fait que sentir. Ils sont donc capables d’aider l’humanité dans l’accomplissement de ses désirs. Ils entendent des milliers de sons ordinairement inaudibles, tels que le chant de l’oiseau-mouche, le pépiement du moineau nouveau-né, les notes à quinze mille vibrations et plus par seconde émises par les sauterelles des champs, et bien d’autres  sons  musicaux  débordant largement la gamme audible.

Ils peuvent aussi ressentir, contrôler, et émettre des sons inaudibles susceptibles de produire certaines réactions émotionnelles bienfaisantes pour le monde entier, telles que l’amour, la paix, l’harmonie, et la perfection. Ils peuvent également amplifier et émettre des vibrations correspondant aux sentiments d’abondance et de joie intense. Ces vibrations entourent l’humanité et en interpénètrent tous les membres, au point que chacun d’eux peut les recevoir s’il le désire.

Quand on reconnaît l’existence de ces vibrations comme un fait, on  coopère  avec elles en les amplifiant  et en les transmettant. Alors la chose même dont l’humanité a besoin se cristallise autour des individus et prend forme parmi les populations. Les désirs des hommes sont alors accomplis. Quand les vibrations appropriées sont mises en mouvement, les individus ne peuvent échapper à leurs effets. Tous les désirs parfaits de l’humanité se condensent donc en des formes concrètes.

Le vaste océan illimité de l’espace créateur de Dieu est transparent comme le cristal. Il est pourtant rempli de vibrants effluves d’énergie. Cette énergie est connue sous le nom de substance éthérée. Tous les éléments y sont dissous, prêts à répondre à l’appel du régime vibratoire qui leur permettra  de  se  condenser  en  formes.  L’être  humain,

coopérant avec cet ensemble, peut mettre en mouvement par ses pensées les influences vibratoires appropriées. Alors les éléments, n’ayant pas d’autre issue, se précipitent pour remplir le moule formé par le désir. Telle est la loi absolue dont nul ne peut arrêter les répercussions.

Écoutez un orgue joue des notes très basses. Commençons par les abaisser encore, de manière qu’elles cessent d’être audibles pour nous. La, sensation,  ou l’émotion que nous avons ressentie à l’audition du son, persiste encore, n’est-ce pas ? La vibration continue, bien qu’inaudible. Maintenant faisons monter les notes de plus en plus haut à travers la gamme jusqu’à ce qu’elles redeviennent inaudibles. La sensation qu’elles ont provoquée persiste, tandis que les hautes vibrations inaudibles continuent. Nous savons que les vibrations ne cessent ni dans le premier cas ni dans le second, alors même qu’elles sortent du domaine de l’audition physique. Ce sont elles que nous désignons sous le nom d’Esprit.

Quand les sens physiques perdent le contrôle des vibrations, l’Esprit le prend, et son contrôle est infiniment plus précis. Il s’étend en effet sur une gamme bien plus vaste que celle de la physique. Cette gamme réagit beaucoup mieux aux commandements des influences vibratoires de la pensée, car la pensée est bien plus étroitement reliée à l’esprit qu’à la matière.

La physique est entièrement limitée à l’action matérielle du corps, mais non à ses réactions. Quand nous parvenons aux réactions du corps, nous sommes Esprit pourvu que nous définissions le corps comme étant esprit. On voit ainsi comment le corps physique est limité. Non seulement l’Esprit pénètre toutes ses cellules, mais il interpénètre les plus petites particules de substance solide, liquide, ou gazeuse. En fait, il est la force dont est bâti le moule d’où la substance prend ses différentes formes. La substance ne peut prendre forme autrement. L’homme est l’unique projecteur, le coordinateur exclusif des divers moules de la substance.

Permettez-moi une courte digression. Vous voyez le soleil de notre univers briller dans toute son éblouissante splendeur. Tandis que l’horizon recule progressivement et découvre à nos yeux un jour nouveau, nous voyons naître une nouvelle époque, une nouvelle Pâque. Ce que nous appelons notre univers et qui tourne autour de ce soleil n’est que  l’un  des  quatre-vingt-onze  univers  semblables  qui tournent autour du grand soleil central. La masse de ce soleil est quatre-vingt-onze mille fois plus grande que la masse combinée des quatre-vingt-onze univers. Il est si colossal que chacun des quatre-vingt-onze univers qui tournent autour de lui dans un ordre parfait est aussi petit en comparaison de lui que les infimes particules d’un atome qui tournent autour de son soleil central que vous appelez noyau. Notre univers met plus de vingt-six mille huit cents ans à parcourir une fois son orbite autour du grand soleil central. Il se meut en relation mathématique exacte avec une précession complète de l’Étoile Polaire. Est-il possible de douter qu’un grand pouvoir divin et positif commande à tout cela ? Mais retournons à nos observations.

Regardez de près : une image se forme et vous voyez le globe blanc du soleil. Une tache rouge s’y forme. Regardez de plus près, et vous verrez qu’un minuscule éclat de pure lumière blanche a jailli de là tache rouge. Ce n’est pas un rayon de lumière, c’est un point mouvant de lumière pure, une étincelle de vie, émise et incluse dans ce qui doit naître. Ce n’est pour vous qu’un infime point de lumière. Pourtant il est immense pour ceux qui peuvent le regarder de près. Il vous paraît étrange. D’ici peu vous disposerez d’un instrument qui servira d’auxiliaire à vos yeux pour voir toutes ces choses, et qui révèlera encore beaucoup d’autres merveilles à l’humanité. .

Pendant des milliers d’âges, le grand soleil central  a attiré vers lui les pulsations harmonieuses des émanations d’énergie obligées de se répandre ou d’exploser. Observez qu’une grande masse nébuleuse et gazeuse s’est détachée du soleil par explosion. C’est l’image de la naissance de la planète Neptune, qui, n’est encore qu’un grand ensemble de particules microscopiques, ou atomes, éjectées avec puissance du soleil générateur. Le point lumineux apparu avant l’explosion finale est un centre solaire qui possède à son tour le pouvoir d’attirer à lui les particules les plus infimes et d’en maintenir la cohésion en même temps que celle des particules plus grosses issues du soleil générateur qu’à première vue, vous croiriez qu’une explosion a eu lieu et que des fractions du soleil ont été lancées dans l’espace. Arrêtez un instant et observez ce qui est réellement arrivé. Pourquoi les particules et les gaz gardent-ils de la cohésion et prennent-ils une forme sphérique précise ? C’est à cause de la loi intelligente qui a formé les modèles et qui guide l’ensemble des univers dans une harmonie parfaite. C’est la preuve  qu’il  ne  s’agit  pas  d’un  accident,  mais  que  tout s’accomplit selon un ordre parfait régi par une loi infaillible.

Le point lumineux ou noyau est l’étincelle centrale, le soleil, le Christ de l’Humanité autour duquel tourne toute l’humanité. C’est la force déterminée de l’Esprit dont la loi prévaut parmi toutes les unités humaines.  L’étincelle centrale est un point de pure lumière blanche, le Christ qui a pénétré la première cellule. Il croît ensuite, puis se divise, et communique sa lumière à une autre cellule. Née de la scission, celle-ci reste cependant attachée à la première par une force de cohésion appelée AMOUR.

La nourriture et la cohésion des particules sont assurées comme celles d’un enfant serré et nourri par sa mère. Il se forme en réalité un enfant du soleil qui contient en lui-même le noyau, ou soleil central. Ce noyau est à l’image et à la ressemblance du parent qui vient de lui donner naissance. Dès qu’il est né, ce nouveau soleil central possède les mêmes pouvoirs que son ascendant pour attirer, consolider, et maintenir les vibrations d’énergie qui l’entourent et qui sont nécessaires à sa vie et à sa croissance. Il se consolide finalement en formant la planète Neptune, la plus ancienne de notre univers et celle qui occupe l’orbite la plus éloignée.

Quand Neptune naquit et que son soleil central commença d’attirer l’énergie vers lui, principalement celle en provenance de son parent le soleil, l’atome commença à prendre la forme du moule projeté pour lui avant sa naissance. Neptune occupa alors l’orbite matricielle, intérieure à celle que Mercure occupe aujourd’hui. Sur cette orbite, l’enfant est mieux capable de tirer sa substance du parent, car il en est encore très proche.

À mesure qu’il tirait sa substance du soleil, Neptune se consolida et prit forme. Au lieu de rester une masse de vapeurs gazeuses à l’état nébuleux, ses éléments commencèrent à se séparer et à se condenser en se combinant chimiquement. La structure rocheuse  de  la planète se forma sous une chaleur et une pression intenses. À mesure que la substance pâteuse durcissait, sa surface se refroidissait, et une croûte se formait. Celle-ci devint plus lourde et plus dense, tant par suite de son refroidissement que par suite de l’assimilation de particules étrangères.,

Quand cette croûte fut assez solide pour contenir la masse en rotation, celle-ci forma la structure des roches primitives de la planète avec une masse pâteuse à son centre.

Puis l’eau fit son apparition à la suite de l’union chimique de certains gaz et vapeurs. C’est alors seulement que la nébuleuse mérita le nom de planète. Elle était devenue manifeste et évoluait vers un état où elle serait susceptible de servir de support à la vie. Cependant il lui fallait encore poursuivre sa marche pendant des milliers de siècles et ajouter à sa structure particule après particule des éléments venant de l’extérieur. Le refroidissement continu de sa masse centrale la rapprocha de la perfection en attendant que son état superficiel atmosphérique et chimique fût prêt à servir de support à des organismes vivants.

À cette époque, le soleil générateur se prépara à donner naissance à un autre atome. Quand ce fut fait, la planète Uranus était née. L’expulsion eut lieu avec un excédent de force qui projeta Neptune  hors de  l’orbite  matricielle  et  le força à circuler sur l’orbite actuellement occupée  par Mercure. Ceci était nécessaire pour faire place sur l’orbite matricielle à l’enfant nouveau-né Uranus, afin qu’il pût recevoir sa nourriture de son parent jusqu’à ce que sa structure nébuleuse se fût condensée en une planète.

Le calme s’installe maintenant pendant une  longue période de temps. Neptune, le premier-né, grandit et approche de l’état où il peut servir de support à la vie. En fait, des formes amibiennes apparaissent dans ses mers intérieures saumâtres et surmontées de nuages. En même temps, un nouvel atome est prêt à être expulsé. L’excédent de force de l’expulsion envoie Uranus hors de l’orbite matricielle et projette Neptune sur l’orbite actuellement occupée par Vénus.

Neptune était alors suffisamment refroidi pour que sa surface pût servir de support à la vie. Certaines amibes sélectionnées sont indispensables comme support pour la vie et la nourriture du corps humain.  Elles  existaient  sur Neptune, mais pour que la Vie pût s’attacher à ces amibes, il fallait certaines conditions. Elles furent réalisées sur Neptune occupant l’orbite de Vénus, et la vie humaine y apparut, semblable à ce qu’elle est sur terre aujourd’hui.

C’est ainsi que la première race humaine vint à l’existence, non à partir de l’amibe animale, mais de l’amibe humaine d’un type et d’un caractère sélectionnés, douée d’une intelligence susceptible de hâter le processus de l’évolution. L’état des choses sur Neptune à cette époque se prêtait     parfaitement     à     un     développement     humain sélectionné, et un tel développement s’y produisit en effet à vive allure.

Il n’existait pas d’organisme intérieur du règne animal. La vie animale ne se développa donc pas. Neptune était habité par des êtres supérieurs qui formèrent très vite une race humaine parfaite dont tous les individus étaient capables de recevoir directement leur subsistance de la substance cosmique éthérée. Ils auraient été qualifiés de dieux sur notre terre, beaucoup de légendes et de mythes d’aujourd’hui prennent leurs racines dans ce grand peuple qui était exactement semblable au principe qui lui avait donné naissance. Cette race possédait l’aptitude d’exprimer la beauté et la perfection. Elle commença donc à s’entourer de conditions parfaites et magnifiques. En fait, elle fit de Neptune un paradis de beauté et de perfection.

Selon les intentions du Créateur, cette race devait se maintenir éternellement dans l’état parfait qu’elle avait réalisé par sa maîtrise absolue sur tous les éléments. Lorsqu’un homme exprimait un désir, celui-ci était immédiatement accompli. Mais dans la suite des temps quelques individus commencèrent à faire montre de paresse et d’égoïsme en essayant de surpasser leurs compagnons. Il en résulta des divisions qui donnèrent naissance à l’égoïsme et aux convoitises. Celles-ci à leur tour provoquèrent des dissensions. On dissipa en batailles et en disputes le temps qui aurait du être employé à des créations utiles au progrès. Au lieu de rester étroitement attachés à leur source, les hommes se séparèrent et creusèrent des fossés entre eux. Seul un petit groupe conserva un esprit élevé et noble. Les autres abandonnèrent ce qui faisait leur sécurité et leur protection. Cela provoqua la naissance d’un tourbillon autour de la planète.

Les hommes auraient dû s’attacher à suivre le parfait modèle de la divinité, ce qui leur aurait permis de bâtir un univers complet d’attributs divins sur des planètes divines. Mais ils rétrogradèrent à un tel point  que  l’explosion planétaire suivante fut colossale. Quand la nébuleuse correspondante se condensa, elle forma une planète plus grosse que toutes les précédentes. Telle fut la naissance de Jupiter. L’excédent d’énergie qui accompagna son expulsion fut tellement gigantesque que Saturne fut repoussé de l’orbite matricielle et projeté sur l’orbite actuellement occupée par Mercure. L’explosion fut si formidable et se produisit dans un système solaire si tendu qu’il se forma de grandes quantités d’astéroïdes qui se rangèrent autour de Saturne. Ayant une polarité différente de Saturne, ils ne purent s’agglomérer avec lui et restèrent indépendants. Ils n’eurent d’autre possibilité que de se réunir autour de cette planète en bandes connues sous le nom d’anneaux de Saturne. Plusieurs des astéroïdes qui les composent  sont gros comme de petites planètes.

L’excédent de force dont nous venons de parler projeta la grandiose et magnifique planète Neptune sur l’orbite actuellement occupée par la Terre. Toute sa splendeur et ses grands habitants furent balayés. Il en subsista cependant un petit nombre qui n’avaient jamais abandonné leur héritage divin. Ils s’étaient constitués des corps capables de chercher refuge dans les émanations de la sphère spirituelle qui entoure et interpénètre les quatre-vingt-onze univers actuellement existants.

Sous la forme ainsi revêtue, ces survivants ont pu préserver leur savoir et le répandre de manière qu’il ne puisse jamais disparaître. C’est par leurs idéaux et grâce à eux que nous vivons aujourd’hui. Nous nous réclamons de notre parenté avec ces grands hommes dont la race forme la racine de l’humanité. Ce sont eux qui ont préservé les idéaux humains et maintenu la divinité de l’homme.

Ensuite s’écoulèrent les milliers d’âges nécessaires à la planète Jupiter pour prendre formé.  Elle  est  tellement énorme que, même aujourd’hui, elle ne s’est pas encore beaucoup refroidie.

À nouveau le temps s’écoule d’un vol rapide et le soleil est prêt à donner naissance au cinquième noyau nébuleux. Voici la naissance de Mars, la planète rouge sang. Au moment où son expulsion s’achève, nous apercevons un phénomène sur le puissant Jupiter. Une énorme tache rouge se développe soudain sur son flanc, et il expulse un gros morceau de lui-même. Il a donné naissance à un satellite appelé Lune. Il se dégage un tel excédent de puissance lors de ces deux expulsions que le géant Jupiter est projeté hors de l’orbite matricielle où il laisse place à la planète Mars.

Tandis que le géant Jupiter occupe sa nouvelle orbite, sa forme nébuleuse tourbillonnaire n’a nullement la puissance d’attirer vers elle la grande quantité de particules expulsées du soleil au moment de sa naissance. Celles-ci sont projetées à une telle distance qu’elles entrent dans la zone d’influence de Neptune, Uranus, Saturne et Mars. Mais elles sont d’une polarité  différente,  inassimilable  par  ces  planètes.  Elles deviennent des astéroïdes séparés, sans polarité planétaire. Elles ne peuvent donc faire figure de planètes ni tourner en ordre et à l’unisson autour du  soleil  central.  En conséquence, elles forment dans l’espace comme de vastes essaims de météores, sans rythme spécifique, filant à une vitesse énorme, entrant en collision avec d’autres planètes, et s’encastrant dans leur surface ou se brisant en mille morceaux après la collision. De minuscules particules sont entraînées dans la course folle des astéroïdes à travers l’espace et finissent par retourner progressivement à la masse éthérée, d’où le grand soleil central  peut  les reprendre et les réassimiler. Il les expulsera à nouveau sous forme de nébuleuses lors de la naissance de nouvelles planètes ou de nouveaux atomes.

Maintenant prend place l’explosion qui donna naissance à la nébuleuse qui forma finalement notre Terre. Mars est projeté hors de l’orbite matricielle et la Terre y  prend  sa place. En même temps, toutes les planètes sont repoussées sur une autre orbite, pour faire place au nouvel enfant.

Puis vient la naissance de Vénus. Comme dans les cas précédents, la Terre et toutes les autres planètes ou tous les autres atomes sont projetés sur des orbites toujours plus lointaines pour faire place sur  l’orbite  matricielle  à  la nouvelle venue. Puis vient la naissance de  Mercure, projetant les autres planètes ou atomes sur d’autres orbites plus étendues et complétant le nombre des planètes visibles aujourd’hui par les astronomes, soit huit en tout.

En réalité, il y en a neuf, car l’orbite matricielle n’est pas occupée par Mercure. Elle est occupée par la dernière nébuleuse ou enfant, mais cette nébuleuse ne s’est pas condensée, de sorte qu’on ne peut la voir. Elle est cependant là, et son influence se fait sentir. L’univers dont notre Terre fait partie contient donc neuf planètes ou atomes qui tournent autour du soleil central ou noyau sur neuf orbites qu’elles suivent avec une précision mathématique. Vous avez pu voir les images de cette création telle qu’elle s’est produite en une suite parfaitement ordonnée.

Il advient quelque chose à Neptune, la planète la plus éloignée du soleil sur la plus grande orbite. Neptune  est arrivé à maturité et aussi à sa limite de vitesse. Il a reçu sa pleine charge de lumière et se trouve prêt à  devenir  un soleil. Il va sur son déclin, tandis que la nouvelle nébuleuse commence à prendre forme et que le soleil se trouve prêt à donner naissance à la dixième nébuleuse. Avant l’expulsion de cette dernière, Neptune, a atteint sa limite de vitesse dans sa circulation autour du soleil central. Il s’envole dans l’espace et explose, puis retourne à la substance éthérée d’où il sera repris par le soleil central. Il augmentera l’énergie de ce soleil pour lui permettre d’expulser de nouvelles planètes ou de nouveaux atomes.

Dans l’univers dont notre terre fait partie, il ne peut exister simultanément que neuf planètes ou particules tournant autour du soleil central. Elles évoluent selon un cycle constant comportant les diverses phases décrites : naissance, consolidation, expansion de l’orbite, arrivée à la limite de vitesse, envol dans l’espace, explosion, désintégration, et enfin réassimilation le soleil en vue d’une nouvelle naissance. Le sol rassemble donc en provenance de la substance éthérée des éléments qu’il renvoie au-dehors et qui redeviendront éthérés. C’est un renouvellement continu par régénération au moyen de nouvelles naissances. Sans ce processus, le grand soleil central des quatre-vingt-onze univers ainsi que les soleils centraux des différents univers auraient été consumés depuis longtemps. Tous auraient fait retour à l’infini qui contient l’existence de toute substance.

Une sage intelligence, qui pénètre toutes les émanations et tout l’espace, appelle les univers à prendre forme et les lance dans leur marche en avant. Le soleil ne vieillit jamais, le noyau central ne meurt pas. Il accepte, absorbe, retient, consolide, puis donne naissance à l’atome. Cependant il ne diminue jamais car il reçoit perpétuellement et absorbe en lui-même l’équivalent de ce qu’il émet au-dehors. La régénération et la renaissance continuent  donc indéfiniment. Les univers se forment, se développent, et restituent ce qu’ils ont reçu. Il y a des cycles de progression aboutissant à des niveaux de plus en plus élevés.

La galaxie des quatre-vingt-onze univers dont notre Terre et sa galaxie d’atomes font partie n’est qu’une galaxie dans un univers plus étendu. Celui-ci comporte à son tour quatre-vingt-onze galaxies tournant autour d’un noyau central ou soleil dont la masse est quatre-vingt-onze mille fois plus grande que la précédente. Cette formule se reproduit presque indéfiniment en se  multipliant  chaque fois par quatre-vingt-onze. L’ensemble forme le grand Cosmos infini, les galaxies qui comprennent la Voie Lactée. On appelle fréquemment ce cosmos « le rayon de chaleur atomique »  la  source  de  chaleur  du  soleil.  C’est  une nébuleuse née du grand soleil central cosmique dont nous venons de parler. Elle a été expulsée de son noyau.

Le soleil tel que vous le voyez dans cette nébuleuse ne vous envoie qu’une partie des rayons lumineux du  grand soleil central. Cette fraction du rayonnement se courbe sous un certain angle quand elle pénètre dans la matière, puis se réfracte : À la fin, les rayons courbés et déformés ne présentent qu’une image du soleil et le situent dans une fausse position. Les mêmes rayons sont ensuite réfléchis si distinctement que vous croyez réellement regarder le soleil quand ils vous parviennent. Le même phénomène provoque la distorsion de beaucoup d’autres planètes ou atomes. Là où les astres paraissent nombreux, ils le sont relativement peu. Leur total se chiffre cependant à un grand nombre de millions.

En regardant l’image de près, vous verrez que ces nébuleuses et leur soleil ne sont pas des disques, mais des sphères globulaires aplaties à leurs pôles comme la Terre. Quand on les examine, on ne peut observer que leur grande zone polaire aplatie.

La masse inimaginable du grand soleil cosmique exerce une influence si profonde sur les rayons de lumière que ceux-ci se réfractent complètement autour du cosmos : Leur contact avec les rayons cosmiques exerce également sur eux une action précise et produit leur réfraction. Les particules de lumière sont projetées hors de leur place au point qu’un seul faisceau donne des millions d’images réfléchies de planètes ou d’étoiles. Ces astres apparaissent alors en fausse position, et il en résulte à nouveau des milliers d’images réfléchies. Quand nous regardons à travers l’univers nous voyons les deux faces des images. La lumière de l’une nous vient directement, tandis que la lumière de l’autre, émise des centaines de millions d’années auparavant, a fait le tour complet du cosmos.

Nous voyons donc deux images au lieu d’une. La première est celle de l’astre tel qu’il existait il y a quelques centaines de mille années, tandis que l’autre nous le montre tel qu’il était il y a des centaines de millions d’années. Ce phénomène se produit dans tout le grand ordonnancement cosmique. Dans bien des cas, nous regardons effectivement dans un passé immensément reculé. En vertu de la même loi, nous pouvons aussi regarder dans l’avenir.

Pour régir la totalité des univers, des commandements spirituels sont émis. Ils se transmettent par des connexions invisibles,  similaires  au  mouvement  de  la  pensée  et  aux battements du cœur, mais amplifiés des milliards de fois.

Ces formidables impulsions, ces immenses battements de cœur sont transmis par l’intelligence qui imprègne la Substance Primaire. Celle-ci entoure le Cosmos qui est sa contrepartie spirituelle. Ces battements de cœur gigantesques envoient des courants vitaux dans tous les atomes du Cosmos et les font mouvoir dans un ordre et une harmonie  parfaits.

Dans l’immensité de ce cosmos infini, il ne peut y avoir aucune cellule malade ou discordante, car une telle cellule romprait l’harmonie de l’ensemble. Un chaos provisoire en serait la conséquence. Il en est de même pour un organisme humain troublé par des pensées inharmonieuses.

Le mot « Divinité » a été créé pour donner un nom à ce commandement central. Les battements du cœur humain correspondent en miniature aux impulsions colossales du cœur cosmique.

L’homme provient de l’intelligence qui commande à toute la substance  primaire. Il en est la contrepartie  et cœxiste avec sa source. Il tire directement sa substance de ce grand réservoir primaire. Le grand soleil central fait  de  même, mais à un échelon supérieur, à cause de son union avec l’intelligence supérieure qui dirige la source.

L’homme, l’unité humaine, est un univers divin fort bien organisé, quoique infinitésimal en comparaison du grand ensemble des univers. Cependant, le rôle de l’homme assumant la charge de sa divinité et la remplissant effectivement est indispensable, car l’homme fait partie de la grande intelligence qui existait avant tous les univers et qui commande tout le plan divin de leur évolution.

L’intelligence originelle interpénètre toutes les émanations de la substance primaire, au même titre qu’elle imprègne les formes physiques les plus rudimentaires. Donc, même si tous les univers étaient détruits, l’homme en coopération avec l’intelligence originelle pourrait les reconstruire en partant des émanations lumineuses. Si une telle catastrophe survenait, l’homme non seulement aurait le pouvoir mais serait le pouvoir qui se résout dans l’intelligence originelle où la destruction n’existe pas.

Quand l’homme est de retour dans ce royaume, peu lui importe le temps nécessaire pour que le calme et l’harmonie se rétablissent. Il peut s’écouler des milliards de siècles avant que la perfection première soit restaurée et permette la reprise du processus d’évolution régulier. Dans le domaine de sa divinité, l’homme maintient sa communion avec l’infini et peut se permettre d’attendre que les temps soient mûrs pour la manifestation des univers. Alors, ayant conservé la conscience de ses précédentes expériences, il est mieux équipé pour contribuer à la manifestation d’un état de choses plus parfait et plus durable. En cela, il ne peut jamais faillir à sa tâche, car son existence est mieux définie que celle de toute autre forme. L’échec n’est inscrit ni dans son horizon ni dans sa conscience.

L’infinitésimal devient l’infini de toutes les formes. C’est ce que perçoit le sage avisé qui dit : « Je suis immortel, sans âge, éternel : Il n’est rien dans la Vie ou la Lumière que je ne sois pas. » Telle est sa véritable divinité quand il  a réellement effectué son ascension…

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La vie des Maîtres et Shamballa

” Notre itinéraire descendait la vallée du Giama-nu-chu, remontait ensuite un affluent de ce fleuve jusqu’ à la grande passe de Tonjnor Jung, puis descendait le long du Brahmapoutre jusqu’à Lhassa où nous étions attendus. Quand nous arrivâmes en vue de cette ville, il nous sembla approcher d’un Taos Pueblo. Tandis que nous regardions de tous côtés, nous pouvions vraiment nous imaginer être devant un Pueblo. Le palais du grand Dalaï-Lama, seigneur de tout Tibet, ressort comme le joyau unique de la cité. Celle-ci est le siège du gouvernement temporel du Tibet, mais ; le chef spirituel profond est le Bouddha vivant qui est censé gouverner spirituellement depuis la mystérieuse cité cachée dénommée Shamballa, le Centre céleste. Nous avions le très vif espoir de visiter cet endroit sacré que l’on suppose profondément enfoui sous les sables du Gobi. “

” On ne saurait exprimer Dieu sous forme d’une personne ou d’une image personnelle. Dieu est une universalité qui inclut tout et interpénètre toutes choses. Dès que l’on personnalise, on idolâtre. On a perdu l’idéal et on ne possède plus que l’idole vide. Cet idéal n’est pas un sauveur mort ou un Dieu mort. Il faut rendre Dieu vivant et vital pour soi en pensant et en sachant que l’on est Dieu. Ceci est d’une importance capitale. C’est la science divine de votre être. Elle permet au Christ en vous, votre Sauveur, de prendre vie et de ne faire qu’un avec vous. Vous êtes le Christ même, et il devient le mobile des actes de toute votre vie. Vous vous sauvez vous-mêmes, vous rédimez votre véritable moi, vous ne faites qu’un avec Dieu.

En révérant, en aimant, et en adorant cet idéal, vous l’incorporez et Dieu devient actif dans votre être intime. Ici la conversation changea de sujet et nous envisageâmes la possibilité d’aller à Shamballa. Le grand prêtre demanda s’il pourrait y aller. On lui répondit qu’il pourrait le faire sans difficulté s’il était capable d’abandonner son corps et de le rassembler à nouveau. De toute façon le groupe des Maîtres irait à Shamballa le soir même. Nous convînmes qu’ils se réuniraient à notre logis de bonne heure dans la soirée et que Thomas les accompagnerait. En effet, ils se rassemblèrent peu après notre retour. Après une courte conversation, ils sortirent par la porte et nous ne les vîmes plus pendant un assez grand nombre de jours. “