La spiritualité

La Spiritualité : Chemin de Lumière, Connaissance de Soi et Éveil de la Conscience

Lorsqu’un enfant lève les yeux au ciel et demande à ses parents s’il y a d’autres gens qui vivent là-haut dans les étoiles, il pose sa première question existentielle d’ordre spirituel.

La spiritualité est une notion étendue de la pensée. La spiritualité est un terme désignant des valeurs subjectives acquises par une posture de repliement de l’esprit à l’intérieur de soi. Il ne s’agit pas d’un renfermement sur soi-même. Cette posture est un état de vacuité qui permet de discerner tout sujet avec réalisme.

La spiritualité n’existe pas sans existentialisme. L’existentialisme est que notre vie est gouvernée par les actions que nous produisons et qui déterminent notre destinée. La spiritualité n’est pas une démarche intellectuelle ni une philosophie. Elle n’est pas non plus une démarche mystique qui consiste à s’extraire des affaires humaines et chercher la vérité dans une montagne ou un lieu isolé.


L’âme, la connaissance et l’éveil spirituel

La spiritualité est un chemin de joie et de lumière. C’est un parcours initiatique fabuleux durant lequel l’âme résout bon nombre d’épreuves de la vie par la connaissance de soi. Il n’y a pas de plus beau sentiment que celui de comprendre ce qui se passe en nous et autour de nous. Il n’y a pas de plus grandes aventures ni de plus grands trésors que de résoudre les questions cruciales comme : Qui sommes-nous profondément ? Qu’est-ce qu’une âme ?

L’âme est une entité qui s’incarne dans un corps physique afin d’y vivre une expérience au sein de la matière. Au démarrage de la vie, l’être humain ignore qu’il est habité par une âme qui l’a choisi. Le chemin de Lumière évoqué par des écrivains, des ascètes, des spiritualistes, des écoles ésotériques et des maîtres est une quête intériorisée menant à la compréhension large des lois naturelles du cosmos.

Cette discipline permet d’acquérir « la connaissance ». La connaissance n’est pas le but ultime. La notion de connaissance ici n’est pas celle acquise au sein de l’éducation nationale ou de la culture. Elle ne consiste pas à emmagasiner des tonnes d’informations dans le sens académique ou historique. Cette connaissance provient de l’école de la pensée juste.

La connaissance spirituelle est la compréhension des principes de vie et des processus vitaux qui régissent l’univers. Elle permet de débloquer des capacités cachées enfouies au plus profond de soi. L’homme prend possession de ses capacités et de ses pouvoirs, ce qui lui permet d’atteindre un état d’éveil puis un état de sagesse. La sagesse produit la sérénité et la paix.


La paix intérieure et les qualités de l’être spirituel

Cet état de vacuité atteint n’a pas de prix. C’est ici que la paix intérieure est atteinte. C’est ici que commence le mysticisme. Quand cette paix est établie, il ne s’agit plus d’une théorie ou d’un concept réservé à des ascètes mais d’un état de conscience avancé très puissant qui permet, dans le repli de l’âme, d’actionner des pensées créatrices agissant dans la matière et ainsi dessiner les contours de notre dessein.

Nous devenons l’artiste de notre vie. Nous ne sommes plus assujettis aux aléas de l’existence et de l’environnement. Nous prenons la barre de notre vaisseau et nous maîtrisons notre destin malgré les tempêtes et les ouragans.

« Je vois un but, je l’atteins, j’en vois un autre. »

Sédir, Le Royaume de Dieu

La spiritualité est un état de conscience, un état d’être. On dit d’une personne qu’elle est spirituelle. Ces deux mots, « être spirituel », symbolisent les qualités de sagesse atteintes par un esprit éveillé. Les principales qualités acquises sont le discernement, la maîtrise de soi, le détachement des sens et la créativité.

Le renoncement aux mauvaises habitudes de vie qui empoisonnent le corps et l’esprit est crucial pour obtenir un véhicule propre capable de canaliser et assimiler les énergies subtiles présentes sur Terre et dans l’univers. Ces énergies proviennent du magnétisme de la Terre, des énergies telluriques ainsi que du Soleil. D’autres énergies proviennent du rayonnement produit par les constellations. Toutes ces formes d’énergie contribuent à l’élaboration de l’être spirituel qui produit lui-même sa propre énergie sous la forme d’une aura.


La spiritualité dans les traditions et les sagesses du monde

Dans le Bouddhisme orthodoxe, l’état de paix constitue un des dix états de Bouddha. Dans cette pratique du bouddhisme traditionnel, il s’appelle la paix indestructible. Cet état est atteint lorsque vous parvenez à dépasser la paix temporaire et les autres états inférieurs parmi lesquels figurent la colère et l’avidité. Ces états inférieurs nourrissent l’ignorance et empêchent l’âme de progresser vers la lumière et la connaissance.

La paix temporaire est une étape dans l’ascension où la paix est réalisable et vécue mais dans une dimension non stabilisée. Il faut parvenir à la maintenir durablement pour obtenir la paix indestructible. Il est possible d’osciller d’un état à l’autre et de retomber dans des états inférieurs par manque d’attention. Les préoccupations existentielles en sont souvent la principale cause.

Dans le Bouddhisme tibétain, les moines récitent le mantra « Om Mani Padme Hum » afin d’atteindre l’état de Bouddha. La récitation du mantra est associée à la pratique de la méditation. Selon les bouddhistes, la méditation permet d’atteindre le détachement des sens et le dépassement de soi, de se libérer du Samsara afin d’atteindre le Nirvana.

Dans l’ésotérisme, le monde spirituel constitue une vie intégrale dans laquelle plusieurs strates d’états de conscience cohabitent. Il y a le monde tangible appelé monde manifesté puis il y a le monde invisible. La pratique de la méditation permet de relier ces deux mondes.

Dans la Kabbale, on évoque le un pour cent correspondant au monde matériel et les quatre-vingt-dix-neuf pour cent correspondant au monde spirituel. Cultiver des vertus nobles participe à l’acquisition de l’être spirituel relié à l’âme et à cette réalité invisible.


Les dimensions invisibles et l’évolution de la conscience

La spiritualité est donc plusieurs concepts à la fois. Elle est présente dans les religions et existait bien avant la naissance de la première d’entre elles. Il y a des milliers d’années, des civilisations se sont construites en consultant les astres, selon des rites liés aux forces de la nature et aidées de leurs ancêtres.

La spiritualité permet à l’âme de se connecter à des énergies subtiles provenant de plans d’existence supérieurs et d’accéder à des réalités émanant d’un monde sous-jacent invisible. Le corps physique est le support et le récepteur de la réalité métaphysique.

Contrairement à une croyance répandue, la spiritualité n’est pas un chemin de croix permettant d’échapper à la colère divine. Elle est une méthode simple et naturelle permettant d’élever son âme vers des strates d’existence où la vision s’affine et l’intuition se révèle.

À notre époque, des foreuses atteignent des niveaux souterrains profonds afin d’y puiser des ressources naturelles et de l’énergie. L’être humain est capable de cela dans une autre mesure et avec son esprit. Il est capable d’atteindre des niveaux de conscience élevés, d’ouvrir un canal et de recevoir une énergie participant à son évolution.

Cette capacité sera peut-être reconnue dans les temps à venir. Aujourd’hui, elle peut sembler fantaisiste. Pourtant, la réalité a souvent dépassé la fiction.


Retrouver sa nature profonde et son héritage cosmique

La spiritualité permet donc de retrouver son état d’être humain originel, c’est-à-dire d’être humain cosmique. L’être humain est une créature vivante complexe et évoluée. Le curseur de la normalité se repositionne.

L’homme ne gravit pas une montagne pour devenir plus grand. Il l’escalade pour revenir à son point originel qui est déjà grand.

Toute réussite dépend d’un contexte basé sur le réalisme. Si vos pensées sont ancrées dans le présent, votre créativité sera orientée vers un objectif utile, concret et réalisable. Vivre dans le présent produit un effet bénéfique : le déblocage des énergies contenues dans le corps sous forme d’émotions. Lorsque ces énergies deviennent disponibles, la créativité est sublimée.

Dès lors, le terme « se poser les bonnes questions » prend un nouveau sens. Si notre démarche spirituelle intègre cette notion d’un retour à la source plutôt qu’une recherche de pouvoirs extraordinaires, alors chaque pensée commencera à produire une résonance profonde dans notre tissu métaphysique.

Ceci est la naissance d’un idéal puissant et utile qui constitue la base de la transformation spirituelle. Lorsqu’il est découvert, cet idéal devient notre meilleur ami.


Spiritualité, détachement et évolution de l’âme

Le fondement de la spiritualité est de découvrir notre nature profonde afin d’évoluer. L’attachement à la matière produit la souffrance et les peurs. C’est dans la quête de sa nature sublime que l’on trouve le détachement et la force intérieure.

Les peurs réduisent l’énergie naturelle du corps et de l’esprit. Lorsque la vitalité diminue, les maladies s’installent. C’est souvent lorsqu’une personne est confrontée aux doutes les plus profonds et aux plus grandes difficultés qu’un maître apparaît comme par hasard.

La spiritualité comme science de l’évolution

La spiritualité n’est pas une discipline réservée à une élite d’êtres humains illuminés. C’est un processus universel d’évolution régi par des lois naturelles simples et accessibles à tous.

Quand vous vivez une vie éveillée, vos intuitions profondes naissent et vous guident dans vos choix. Quand votre définition de la vie change, votre perception change. Quand votre perception change, votre capacité de communication est modifiée.

Nous sommes semblables à une radio capable de découvrir de nouvelles fréquences pour apprendre, communiquer et progresser.

On peut admettre le postulat que la spiritualité est une science de l’évolution. Lorsqu’elle sera mieux comprise, elle permettra d’éclairer de nombreuses difficultés du monde matériel. Peut-être sera-t-elle un jour enseignée dans les universités sous le nom de science métaphysique, lorsque la science en comprendra pleinement les mécanismes et l’utilité pour le bien commun.