Héléna Blatvatsky – Théosophie

Héléna Blatvatsky – Théosophie 

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« Si tu veux traverser le fleuve de la vie en sûreté, ne laisse pas ton mental s’abuser et prendre les feux de l’ignorance pour la lumière du soleil de la vie. Ne t’attarde pas à respirer le doux parfum de ces fleurs que l’on t’offre de tout côté. Cherche dans le secret de ton âme celui qui doit te donner naissance. Cherche-le dans la salle qui se trouve près de ton cœur, là où, toutes les ombres sont inconnues et où la lumière de la vérité resplendit d’une gloire inaltérable.

Si tu veux l’atteindre et fusionner avec lui, tu dois te dépouiller des sombres vêtements de l’illusion. Étouffe la voix de la chair, ne permet à aucune image des sens de s’interposer entre sa lumière et la tienne afin que les deux puissent fusionner en une. L’âme imprudente qui néglige de lutter avec le démon moqueur de l’illusion deviendra son esclave. Laisse ton âme prêter l’oreille à chaque cri de douleur comme le lotus met son cœur à nu pour boire le soleil du matin.

Ne permet pas à l’ardent soleil de sécher une seule larme de douleur avant que tu ne l’aies essuyée toi-même des yeux de celui qui souffre. Laisse chaque larme brûlante tomber sur ton cœur et y rester tant que la douleur qui la fit naître n’ait complètement disparu. L’élève doit regagner l’état d’enfance qu’il a perdu avant que le premier son discordant puisse frapper son oreille.

« Le guerrier intrépide dont le sang précieux s’écoule avec la vie hors de ses blessures larges et béantes, attaquera encore l’ennemi, le chassera de ses places fortes et le vaincra avant qu’il n’expire lui-même. Vous qui échouez et souffrez, agissez comme lui ; expulsez de la forteresse de votre âme tous ces ennemis que sont ambition, jalousie, haine, colère, peur,  culpabilité. Souviens-toi de cela et présente-toi du côté de ceux qui luttent  vaillamment pour le bien, la lumière, l’amour et la paix.

Chaque échec devient en son temps un succès et tout effort sincère aura en son temps sa récompense. Les germes sacrés qui poussent et croissent, bien qu’invisibles, fortifient leurs tiges à chaque nouvelle épreuve. Elles se plient comme des roseaux mais jamais ne se rompent et jamais ne peuvent être perdues. Quand l’heure à sonner, elles fleurissent. »  La voie du silence. Héléna Blavatsky

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Héléna Blavatsky et shamballa

Extrait de ; La Doctrine Secrète :

” Voici le simple secret : il existe des cycles contenus dans des cycles plus grands, qui sont tous contenus dans l’unique Kalpa de 4.320.000 ans. C’est à la fin de ce cycle que l’on attend l’Avatar Kalki – l’Avatar dont le nom et les caractéristiques sont secrets, Qui viendra de Shamballa, la “Cité des Dieux”, qui se trouve à l’Ouest pour certaines nations, à l’Est pour d’autres et au Nord ou au Sud pour d’autres encore. C’est pour cette raison que depuis le Richi Indien jusqu’à Virgile et depuis Zoroastre jusqu’à la dernière Sybille, tous, dès les débuts de la Cinquième Race, ont prophétisé, chanté et promis le retour cyclique de la Vierge – Virgo, la constellation – et la naissance, d’un enfant divin qui ferait renaître l’Age d’Or sur notre Terre. “

” Lorsque les pratiques enseignées par les Védas et les principes de la loi seront sur le point de prendre fin et que le terme du Kali Youga [“l’Age de Fer” de Virgile] sera proche, un aspect de l’Etre divin qui existe en vertu de sa propre nature spirituelle dans la personne de Brahmâ et qui est même le commencement et la fin [l’Alpha et l’Oméga]… descendra sur la terre : il naîtra dans la famille de Vishnouyashas, un éminent Brahmane de Shamballah… doué des huit pouvoirs superhumains. Par sa puissance irrésistible, il détruira… tous ceux dont le mental est voué à l’iniquité. Il rétablira alors la justice sur la terre et le mental de ceux qui vivront à la fin de l’Age Kali s’éveillera et sera aussi [VI 39] transparent que le cristal 61. Les hommes, ainsi transformés par la vertu de cette époque particulière, constitueront en quelque sorte les semences d’êtres humains [les Shistha, les survivants du futur cataclysme] et donneront naissance à une race qui se conformera aux lois du Krita [ou Satya] Youga [l’âge de la pureté, ou “Age d’Or”]. Il est dit, en effet : “Lorsque le soleil, la lune et les Tishya [les astérismes], ainsi que la planète Jupiter, se trouveront dans une même maison, l’Age Krita [d’Or] reparaîtra 62. “

” La fin de la vie de Shankarâchârya nous met en présence d’un nouveau mystère. Shankarâchârya se retire dans une caverne des Himalayas, sans permettre à aucun de ses disciples de le suivre et y disparaît à jamais aux yeux des profanes. Est-il mort ? La tradition et la croyance populaire répondent négativement et quelques-uns des Gourous locaux ne contredisent pas ce bruit, s’ils ne le corroborent pas expressément. La vérité, avec les mystérieux détails que donne La Doctrine Secrète, n’est connue que d’eux seuls ; elle ne peut être communiquée dans son entier qu’aux disciples directs du grand Gourou Dravidien et c’est à eux seuls qu’il appartient d’en révéler autant qu’ils jugent convenable de le faire. On soutient cependant que cet Adepte des Adeptes vit jusqu’à présent dans son entité spirituelle, comme une présence mystérieuse, invisible et pourtant toute-puissante, parmi la Fraternité de Shamballa, au-delà, bien au-delà des Himalayas aux sommets neigeux. “

” Mais c’est du Bouddhisme que nous nous occupons en ce moment. Son ésotérisme et son enseignement oral, conservé par écrit sur des feuilles, dont le grand chef de chaque Ecole Ésotérique possède un exemplaire, est exposé par l’auteur San-Kian-yi-sou. Comparant Bodhi-dharma avec Bouddha, il s’écrie : “Joulai” (le Tathâgata) enseigna de grandes vérités et les causes des choses. Il devint l’instructeur des hommes et des Dévas. Il sauva des multitudes et prêcha le contenu de plus de cinq cents ouvrages. De là naquit le Kiau-mén, ou branche exotérique du système et l’on pensait qu’elle représentait la tradition des paroles de Bouddha. Bodhi-dharma apporta du Ciel Occidental [Shamballa] le “sceau de la vérité” (vrai sceau) et ouvrit en Orient la fontaine de contemplation. Il appela l’attention directement sur le cœur et la nature de Bouddha, balaya toutes les végétations parasitaires de l’instruction tirée des livres et établit ainsi le Tsoung-men, ou branche ésotérique du système, contenant la tradition du cœur de Bouddha 190. [VI 126] Quelques remarques faites par l’auteur de Chinese Buddhism jettent un flot de lumière sur les conceptions universellement erronées des orientalistes en général et, en particulier, sur celles des missionnaires dans les “pays des Gentils”. Elles font un énergique appel à l’intuition des Théosophes – particulièrement à ceux de l’Inde. Les phrases dignes de remarque sont en italique. Le nom [Chinois] donné communément aux écoles ésotériques est dan, l’équivalent du Sanscrit Dhyâna… En Chine, lentement mais d’une façon continue, le Bouddhisme orthodoxe est devenu hétérodoxe. Le Bouddhisme des livres et des antiques traditions est devenu le Bouddhisme de la contemplation mystique… L’histoire des antiques écoles qui surgirent, il y a bien longtemps, dans le sein des communautés Bouddhistes de l’Inde ne peut être, maintenant, que partiellement retrouvée. La Chine pourrait vraisemblablement projeter 190 Chiness Buddhism, p. 158. Le Rev. Joseph Edkins oublie, ou – ce qui est plus probable – ignore absolument la réelle existence de ces Ecoles et juge sur leurs caricatures chinoises, en donnant à cet Esotérisme le non, de “Bouddhisme hétérodoxe”. Et il l’est dans un certain sens. quelque lumière sur l’histoire religieuse du pays d’où vint le Bouddhisme 191. Dans aucune partie de l’histoire, on n’aurait plus de probabilité de trouver un point d’appui, que dans les récits des patriarches, dont la lignée fut complétée par Bodhi-dharma. En recherchant la meilleure explication des récits chinois et japonais au sujet des patriarches et des sept Bouddhas, dont le dernier est Gautama ou Shâkyamouni, il est important de connaître la tradition des Jains, telle qu’elle existait au début du VIème siècle de notre ère, lorsque le patriarche Bodhi-dharma se transporta en Chine… En décrivant la montée des diverses écoles de Bouddhisme ésotérique, il ne faut pas perdre de vue qu’elles possèdent toutes un principe ressemblant quelque peu au dogme de la succession apostolique. Elles prétendent toutes tirer leurs doctrines d’une succession d’instructeurs, dont chacun fut personnellement instruit par son prédécesseur, jusqu’à l’époque de Bodhi-dharma et cela, en remontant jusqu’à l’origine de la série, jusqu’à Shâkyamouni lui-même et jusqu’aux Bouddhas plus anciens encore 192. On se plaint en outre en signalant le fait comme une infraction au Bouddhisme strictement orthodoxe, de ce que les Lamas du Tibet sont reçus à Pékin avec le plus grand respect, par l’Empereur. ”
191